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RGPD et prospection B2B : ce qui est permis (et ce qui ne l'est pas)

Tour d'horizon des règles à respecter pour prospecter en France sans risquer une amende.

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Karim Sellami

“Le RGPD interdit la prospection à froid.” C’est le mythe le plus tenace du B2B français. La réalité est plus nuancée : vous pouvez prospecter à froid, à condition de respecter quelques règles claires.

La base légale : l’intérêt légitime

Pour la prospection B2B, vous n’avez pas besoin du consentement préalable. La CNIL reconnaît l’intérêt légitime comme base légale, à trois conditions :

  1. Le message porte sur l’activité professionnelle du destinataire.
  2. La personne est informée de ses droits dès le premier contact.
  3. Un opt-out simple et immédiat est disponible.

Ce qui est interdit

  • Acheter des fichiers de contacts B2C ou récupérer des emails personnels (gmail, hotmail).
  • Continuer à contacter une personne qui a demandé à ne plus l’être.
  • Masquer son identité ou utiliser de fausses adresses d’expéditeur.

Ce qui est recommandé

  • Mentionner dans chaque email un lien pour se désabonner ou répondre “stop”.
  • Tenir un registre des opt-out et le respecter sur tous vos canaux.
  • Documenter votre processus dans un registre de traitement.

Et pour LinkedIn ?

LinkedIn est plus permissif côté RGPD (la plateforme gère le consentement), mais ses propres conditions d’utilisation limitent la prospection automatisée. Restez raisonnable : 50 à 80 demandes de connexion par jour max, séquences personnalisées, pas de scraping massif.


Notre DPO valide chaque campagne avant lancement. Si vous voulez auditer votre conformité actuelle, parlons-en.